Arbres à “racines nues” : Qu’est-ce que c’est ? Comment les planter ?


Qu’est-ce qu’un arbre ou arbuste à racines nues ?

Un arbre ou un arbuste est dit “à racines nues” quand il n’y a aucune terre autour des racines, elles sont à l’air libre.  Quand vous achetez un végétal à racines nues, il viendra donc sans container. L’avantage des arbres à racines nues, c’est qu’ils ont grandi en pleine terre, il sont donc très rustiques et vigoureux. De plus leurs racines n’ayant pas été comprimées dans un pot, elles sont souvent bien développées ce qui favorise un enracinement efficace. Cela donne aussi bien souvent des sujets un peu plus grands que les plantes en pot, car ces dernières stagnent un peu plus dans leur développement. Et enfin, les racines nues sont moins chères que les végétaux en motte car elles demandent très peu de main d’oeuvre et du fait qu’il n’y ait pas de terre sur le sujet les frais de port sont eux aussi nettement allégés !


Quand acheter un arbre à racines nues ?

Bien que parfois présentes très tôt sur les étals de certains pépiniéristes, il faut savoir que toutes les racines nues n’ont pas toutes la même qualité de reprise… Notamment on peut constater que cette année, le dicton “A la Sainte Catherine (le 25 novembre), tous bois prend racine” est particulièrement vrai ! L’automne fut très doux et les arbres n’ont actuellement pas encore tous perdu leurs feuilles. Hors il est impératif d’attendre que la sève soit descendue dans les racines pour sortir les végétaux de terre, sans quoi ils subissent un très grand stress compromettant grandement la reprise. Les racines nues, bien que moins chères en pépinières, demandent du temps et une manutention délicate, aussi, assurez-vous d’acheter des arbres qui ne sont pas prélevés trop tôt, ils pourraient ne pas résister au choc de la transplantation ! Chez Atmosvert, il nous tient à coeur de fournir des végétaux de grande qualité aussi cela explique que vous ne retrouverez pas la gamme complète dès début novembre sur la boutique en ligne : l’assortiment s’étoffera au fur et à mesure des prélèvements, afin de respecter entièrement le rythme de la nature et de chacun des arbres, pour vous garantir une reprise excellente.

 

Quand est-ce que je peux planter un arbre à racines nues ?

Comme nous l’expliquions plus haut, lorsque l’automne est bien installé et que les arbres caducs s’habillent de tons jaunes et rouges, le monde végétal entre progressivement dans une phase que l’on appelle la “dormance”. En effet, une fois que les feuilles tombées au sol, c’est le signal que la sève a fini de descendre dans le système racinaire. Aussi, c’est durant cette période, qui se prolongera tout l’hiver, que nous pouvons planter des arbres ou des arbustes à racines nues. En somme, quand les jours raccourcissent et que les nuits rafraîchissent, c’est le moment d’affûter sa bêche 😉

Une fois mon colis reçu, puis-je laisser mes arbres avec les racines à l’air libre ?

Surtout pas ! A la pépinière, une fois déterrés, nous conservons les végétaux en racines nues dans une jauge, c’est un endroit fait de sable de rivière, où ils séjournent pendant l’hiver. Nous les sortons uniquement le jour même de l’envoi pour garantir toute la fraicheur du pied. Quand vous recevez votre colis, (directement le lendemain matin grâce à notre système d’envoi sécurisé et écologique), il vous faut le planter le jour même car si on le laisse à l’air libre trop longtemps, ses racines extrêmement sensibles se dessèchent et peuvent mourir très vite. Toutefois nous savons bien que ce n’est pas toujours possible : un imprévu, une météo capricieuse (sol gelé, vents violents), une quantité d’arbres importantes à planter en même temps… Et heureusement il existe une solution toute simple : il suffit de réaliser une jauge chez vous !

Comment fabriquer ma propre jauge ?

Pour cela, creusez un trou rudimentaire, rempli avec du sable (de rivière pour ne pas risquer de brûler les plants avec un reste de sel) ou une terre très meuble. Il devra être de préférence abrité du vent, au Nord ou à l’ombre pour éviter les différences de température entre le jour et la nuit. Les arbres seront installés couchés ou inclinés, et leur racines recouvertes jusqu’au collet. Pensez à bien les étaler, et qu’ils ne se chevauchent pas entre pieds différents. Une fois que vos arbres seront en jauge, vous n’aurez qu’à les prélever au fur et à mesure que les trous définitifs de plantation seront creusés. De cette façon, les arbres peuvent patienter de quelques jours à plusieurs semaines ! Bien sûr, le plus vite sera le mieux : cela permettra d’être sûr que le système racinaire n’aura pas redémarré en cas d’attente trop longue. En cas de besoin important, il est même possible de préparer votre propre jauge avant votre commande pour être prêt le jour de la réception !


Comment planter mes arbres à racines nues ?

1°) Creusez un trou d’un diamètre 2 à 3 fois supérieur à celui du volume racinaire de l’arbre que vous allez planter. L’arbre ou l’arbuste ne doit pas être à l’étroit dans sa “nouvelle maison” !
L’astuce du pro : Nous vous conseillons de creuser à la bêche un trou carré, en la plantant aux quatre côtés avec des angles bien marqués. Ainsi, les racines peuvent tracer droit vers les angles au lieu de s’enrouler autour de la racine pivot. On peut donner quelques coups de fourche dans les parois du trou pour les ameublir, de façon à ce que les racines puissent plus facilement y pénétrer.

2°)Estimez la profondeur : elle dépendra du collet de l’arbre (le point qui sépare le système racinaire et le début du tronc), celui-ci doit être positionné absolument au ras du sol.
L’astuce du pro : Pensez à réserver à part la terre que vous excavez, dans une brouette ou sur le carton de votre colis. Si le trou est profond, il faut faire deux tas différents, l’un pour la “terre végétale” (celle qui est en surface, plus sombre et plus aérée, riche en humus), et l’un pour la “terre minérale” (celle qui se situe en dessous, plus claire, plus compacte et moins riche en humus). Quand  vous aurez déposé votre arbre au fond du trou, vous pourrez le remplir en deux étapes, avec d’abord la terre minérale puis la terre végétale. Il est important de déposer ces deux terres dans le bon ordre pour ne pas inverser les “horizons du sol”.

3°) Émiettez la terre que vous avez retiré. N’ayez pas peur de conserver des morceaux de bois ou des petits cailloux, ce n’est pas gênant pour l’arbre. Enlevez seulement les très grosses pierres, et la partie enherbée s’il y en a.

4°) Mélangez la terre végétale avec du compost mûr.
L’astuce du pro : Si votre sol est peu “drainant”, c’est-à-dire s’il est lourd et compact, ressemblant presque à de la glaise pendant la saison humide (c’est le cas des sols argileux), alors vous pouvez également ajouter du sable de rivière. Nous vous déconseillons d’ajouter du terreau à votre mélange terre + compost. De toutes façons il vaut mieux que votre arbre s’habitue tout de suite à la terre dans lequel il va vivre, il sera moins “chouchouté”, mais il sera d’autant plus fort et résistant ! Par ailleurs, si vous ajoutez du terreau à votre terre végétale, vous risquez d’attirer les campagnols, qui aiment une terre très meuble. Or ils sont de véritables ravageurs pour les arbres et les arbustes fraîchement replantés, ils adorent grignoter leurs jeunes racines et peuvent tuer un jeune arbre en quelques semaines.

5°) Si besoin, démêlez les racines les unes des autres, très délicatement, en les griffant légèrement, pour ne pas les abîmer.

6°) Enfoncez un tuteur en diagonal dans le trou. Le fait de le mettre au préalable et incliné, vous assurera d’être certain ne pas blesser les racines. Installez-le du côté du vent dominant pour assurer de la résistance à votre arbre.

7°) Pralinez les racines de l’arbre. Cette opération consiste à enrober les racines avec une mixture qui stimule, aide à la reprise, évite le dessèchement, et permet aux arbres de développer beaucoup plus rapidement leurs jeunes racines. Les végétaux passent ainsi plus facilement le choc de la transplantation. C’est une étape simple mais essentielle à ne pas négliger pour garantir le reprise de votre arbre ! Pour cela,  mélangez de l’eau, de la terre meuble, et de la bouse de vache ou du fumier de cheval (pensez à les prendre frais, car ils contiennent de l’auxine, hormone qui stimulera la croissance) pour créer une pâte épaisse. Enrobez délicatement les racines en les trempant dedans.
L’astuce du pro : Pour une recette encore plus optimum vous pouvez remplacer la terre par de l’argile, faire macérer du saule dans votre eau 24h avant, et ajouter de la corne broyée.

8°) Disposez votre arbre au milieu du trou en prenant soin d’étaler les racines au fond. Cette opération doit être réalisée aussi délicatement que possible. Positionnez les racines les plus développées et les plus denses contre les vents dominants : ainsi l’arbre sera mieux enraciné de ce côté-là et résistera mieux.

9°) Comblez le trou avec le mélange que vous avez préparé (terre végétale + compost). Comme indiqué plus haut, si vous avez retiré de la terre minérale en creusant le trou, vous prendrez soin de le remplir en déposant d’abord la terre minérale, puis la terre végétale.

10°) Secouez légèrement votre arbre avec de petits mouvements rapides, afin que la terre s’immisce partout et que les racines soient partout en contact avec elle.

11°) Tassez le sol avec vos pieds, en vérifiant que le collet arrive impérativement au niveau du sol.
L’astuce du pro : Il est très important de secouer les racines et de bien tasser. En effet, les racines d’un arbre occupent à peu près la même surface que sa ramure, elles ont donc tendance à partir très vite vers l’extérieur, tout autour du trou. Dès lors, les racines vont sortir du périmètre du trou, et quand la terre qui est au-dessus d’elles se tassera, elles seront abîmées par le tassement, voire sectionnées.

12°) Paillez votre arbre pour le protéger des rigueurs de l’hiver. Déposez un  carton (celui du colis, utilisé précédemment pour réserver la terre excavée par exemple !) autour du tronc et recouvrez-le d’un paillage au choix :  paille, feuilles mortes, écorces, bois broyé…

14°) Arrosez copieusement lors de la plantation (Sauf en période de gel, jamais d’arrosage par temps de gel !). Vérifiez régulièrement l’humidité au pied de votre jeune arbre pendant au moins un an, en particulier bien sûr au printemps et en été, lors des fortes chaleurs. Si vous constatez un manque d’eau, n’hésitez pas à arroser généreusement !

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