Retour sur les Stages de champignons comestibles en Martinique

En décembre et janvier nous avons animé des stages en Martinique sur la culture “à la maison” des champignons tropicaux comestibles, un sujet qui nous passionne chez Atmosvert !

Tout a commencé avec la belle rencontre humaine de Laura, Jean Pierre et Tawfiq, habitants martiniquais. Tawfiq est un personnage merveilleux et généreux, il a entrepris de planter 100 000 arbres gracieusement sur l’île, et il a d’ailleurs monté une pépinière gratuite pour donner et faire planter des fruitiers partout sur l’île et surtout dans les écoles, sur les bordures de route etc ! Nous avons échangé longuement sur nos passions végétales ! C’est ainsi qu’a émergé l’idée d’offrir une session intensive de transmission sur les champignons sur la belle île dans les ‘West Indies’ ou la résilience nourricière est un véritable enjeu.

Nous avons donc accueilli 45 personnes sur trois sessions, mélangeant artisans, producteurs, curieux et amoureux de la nature, dans un lieu extraordinaire entouré de sourires lumineux et de l’enthousiasme naturel antillais !

 

Le stage a abordé les 3 grands groupes de champignons, puis s’est concentré sur ce qu’on appelle les saprophytes, catégorie de champignons qui décomposent des matériaux morts comme les pleurotes, auriculaires, shiitakes etc…  La question si on pouvait cultiver des cèpes et des champignons de Paris en Martinique revenait souvent mais malheureusement les cèpes sont en symbiose avec nos chênes et châtaigniers en fructifiant à 18 degrés. En Martinique, les gens meurent de froid à 18 degrés !

 

 

Nous avions amené du blanc de champignon à transmettre, résultat de l’étape où les spores positives et négatives se trouvent pour créer du mycélium primaire. Cette culture-mère est une technique délicate réalisée sous un milieu stérile, où l’on va chercher la tête hyphale dans un champignon frais. Quelque chose pour les amoureux de labo et de finesse ! Aussi nous avons parlé théorie mais les souches de mycélium nous ont permis de passer directement à la pratique ! La deuxième phase est donc l’incubation d’un mycélium secondaire vivant dans un bocal en verre. Nous avons utilisé de la bagasse bio (résidu de la canne à sucre dont on a extrait le jus) de la distillerie Neisson, avec nos remerciements à Julie !!! Une fois que notre substrat dans le bocal est incubé par le mycélium sans contamination, nous pouvons procéder à la stérilisation des sacs de culture d’environ 6litres. Jusqu’à 35kg de récoltes de champignons par sac est envisageable !!!

 

Les rencontres étaient magnifiques avec des liens à cultiver pour un futur d’abondance sur les Antilles. Tawfiq nous a ouvert les portes de son lieu et grâce à la présence d’Océane, Alice, Alex et Loïc, compagnons Woofer, nous avons pu proposer des outils pour la mise en place d’une culture de champignons.

 

Personnellement je me suis énormément rechargé en me sentant utile et actionneur dans un mouvement débutant vers un droit de base de l’être humain : la nourriture saine, produite en économie circulaire.
Merci à tous les participants et hôtes pour cette belle aventure qui se répètera au mois de juin certainement ! à Suivre !

 

6 commentaires sur “Retour sur les Stages de champignons comestibles en Martinique

  1. Bonjour, j’ai lu avec plaisir votre post sur les champignons en Martinique mais c’est bien loin et couteûx pour certains ne serait-il pas judicieux et pertinent aussi de prévoir la même avec nos essences ici en sud Berry c’est surement faisable ? Bonne continuation dans vos projets et tout le meilleur pour cette nouvelle année. Ecogite chambre et table d’hôtes 1001nuitsenberry au Pêchereau proche d’Argenton sur Creuse voir ici http://1001nuitsenberry.wixsite.com/1001nuitsenberry David

    1. Bonjour David,

      C’est certain que Martinique est bien loin de la Métropole ! A vrai dire, nous avons de la famille là-bas, c’est donc l’occasion d’optimiser et de profiter du voyage pour partager les connaissances de la pépinière ! La belle rencontre avec Tawfiq, grand passionné du végetal et fervent acteur pour l’île, à permis de mettre sur pied ces stages afin d’autonomiser les gens pour qu’ils cultivent eux-même des champignons ! Gagner en liberté nourricière est un grand enjeux, surtout sur une petite île avec un climat tropical où les cultures sont + complexes !
      En fait, en France, ces stages sont aussi tout à fait réalisables, mais nous n’avons pas eu l’opportunité pour l’instant de les proposer ! Mais, d’aventures, cela se fera peut-être !

      A bientôt !
      Walter

  2. Je me suis aventuré 2 ou 3 fois dans l’essai de Kit de champignon de Paris.. Le truc tout prêt pour les bon gros débutants, où il est nécessaire de juste ajouter le terreau starter , un peu d’eau et de vérifier les températures.. Toujours en échec .. j’ai rêvé de pouvoir le multiplier avec un nouveau substrat pour en faire des grosses caissettes .. en vain également.

    Pour revenir à l’article, super expérience. Oui en voit également des questions comme : je veux faire pousser des girolles, c’est évidemment oublier que la symbiose n’est pas chose aisé à reproduire en laboratoire alors de là, à le refaire à la maison …

    Bon retour en Creuse 😉

    1. Oui, pas toujours simple les kits !
      Nous rêvons un jour d’en proposer des “Made in Atmosvert”, avec tout notre savoir-faire et la qualité de la pépinière bien-sûr ! Tellement d’envie et pas assez de temps ! 😄

      Les champignons sont un monde fascinant, c’est une vraie passion pour nous ! Ils sont indispensables… et si délicieux ! 😉

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